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L'édito du mois de Squaaly 

À l’heure des vœux, entre bruits de bottes qui étouffent le souffle du Droit International, je me souviens que depuis que je suis minot, j’ai des repères, voire quelques certitudes. Un chat est un chat et l’entre-deux-guerres, une période de l’histoire contemporaine de notre pays, de l’Europe et probablement du monde entier… Quoique je n’aie pas été vérifié si cette appellation a un sens à la pointe Sud du Chili ou sur un marché de Bangkok (tu la sens mon envie de vacances, après seulement quelques éditos.).
 

Mais revenons à l’entre-deux-guerres. 

Il y a à un bout, la guerre de 14-18, horrible, sanglante et meurtrière, et à l’autre bout, une autre, celle de 39-45, génocidaire (personne ne reviendra sur le mot hormis quelques attardés révisionnistes d’extrême-droite.), sanglante et meurtrière. 

Jamais avant, on n’avait pas parlé d’entre-deux-guerres, se contentant de les nommer : la guerre de Troie qui a duré 10 ans, la Guerre de la Vache qui opposa trois ans durant, de 1275 à 1278, le Prince-Evêché de Liège au Marquisat de Namur en Wallonie, la guerre de 100 ans qui totalise bon poids, 116 ans de bastons entre France et Angleterre (1337-1453), la Guerre de Religion (1562 à 1598), celle de 14-18 ou de 39-45, Les Guerres d’Indépendance à travers le monde, la guerre des Six Jours voire La Guerre des Boutons, ma préférée ; pour n’en citer que quelques-unes. 
 

Pour moi dire entre-deux guerres signifiait bêtement qu’il ne pouvait plus en avoir après, ici en tout cas - j’ai grandi avec cette espérance - sinon il faudrait alors commencer à compter les entre deux guerres. L’entre-deux-guerres 1, l’entre-deux guerres 2, l’entre-deux guerres 3, qui n’aura pas lieu précisent ceux qui connaissent leurs classiques, l’entre-deux guerres etc. On ne s’en sortira pas !

Pensons un instant à nos enfants et petits-enfants qui devront se fader de longues listes d’entre-deux guerres, dates à l’appui, plutôt que d’aller gambader entre les voitures du centre commercial à défaut de vertes prairies. Ne chargeons pas la barque, et leurs mémoires, de batailles aux noms certes exotiques, mais néanmoins meurtrières et agissons pour ne pas connaître d’autres entre-deux guerres. 

Monsieur le Président. Je vous fais un édito que vous lirez peut-être… pas !
 

Quoiqu’il en soit Mr le Président et surtout vous, chers lecteurs de ce premier édito de l’an de grâce 2026, sachez que l’équipe du Nomad, plutôt de graisser ses fusils, a récemment posé ses ordis, imprimantes, dossiers, classeurs, agrafeuses et prises multiples au Moulin, leur nouveau bureau. Entendez que nos militants de l’éducation populaire, nos activistes des cultures croisées ont du pain sur la planche et des kesra(*) au four. 

En effet, ils sont sur tous les fronts. Dans moins d’une semaine, toute l’équipe rejoindra Nantes, pour le BIS, sa biennale internationale du Spectacle pour défendre leurs projets de Babel Minots aujourd’hui implantés à Marseille, Aubervilliers et St-Nazaire, à Temenik Electric.
 

Habibi, My Love, le quatrième opus de ces Marseillais sera en bac et sur les plateformes le 13 février prochain. La veille, le groupe et ses amis auront célébré cette sortie au Hasard Ludique (Paris). 
 

Pour ce qui est de Babel Minots, toutes les représentations destinées aux scolaires affichent déjà complet, quant aux programmes des Rencontres Professionnelles, il sera en ligne dès le 20 janvier. Il sera alors temps de réserver sa place.


Quant à moi, il me reste à peine le temps de vous souhaiter la plus belle des années, une année Nomad comme il se doit ! Car comme l’horizon qui délimite au loin l’infini de notre regard, les migrations, le nomadisme sont une constante de notre humanité. 

 

(*) Galette de semoule.

Janvier 2026

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