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L'édito du mois de Squaaly 

« Les nuages ne font que passer !!! ».  

Cette phrase, aux allures de sentence prise au vol il y a quelques jours lors d’une anodine conversation, sonne tel le titre d’un prochain roman de Marc Lévy ou d’une chanson de Vincent Delerm. À moins qu’elle ne soit la conclusion, la chute même, du récit de la dernière charge policière dans le centre-ville marseillais par un journaliste optimiste, bien que suffocant sous les gaz lacrymo. Certains imagineront peut-être même qu’il s’agit des dernières pensées de notre président qui, quoiqu’il en coûte dans six mois, sera débarrassé du poids de sa charge.

En effet, les nuages ne font que passer. 

Ok, mais où vont-ils ? Où finissent-ils leurs jours et leurs nuits, alors ?

Assurément pas dans un club à la mode pour un after à pleurer de bonheur.

Peut-être dans un mouroir à nuages, ou entassés comme dans un mouchoir de poche, cumulonimbus, nimbostratus et autres cirrus dissertent sur les conséquences du dérèglement climatique, en attendant l’ultime coup de tonnerre. Parfois, ils commentent les infos qui courent bien plus bas, au ras des pâquerettes. Ce qui semble acquis, c’est que tous, autant qu’ils sont, semblent tout là-haut n’avoir que faire du grand remplacement. Ils savent, eux, qu’ils sont juste de passage…

Novembre  2026

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